Lespassagers du train 5970, parti à 13h27 de Clermont, ont dû prendre leur mal en patience, ce mercredi après-midi. Le conducteur du train, victime d'un malaise, a d'abord demandé l'aide d'un Selonles premiers éléments de l'enquête, confiée au commissariat local de Marseille, plusieurs tireurs auraient visé le train juste avant son arrivée en gare. Mais aucune douille n'a été retrouvée à ce stade près des lieux. La SNCF a indiqué ce jeudi matin à BFMTV avoir déposé plainte, assurant qu'il s'agit d'un fait "rarissime". LaSNCF et Alstom dévoilent le "TGV du futur" prévu pour 2024 Plus économe, écologique et connecté, le "TGV du futur" a été dévoilé mercredi par le constructeur Alstom Etpour cause : la SNCF annonce d'importantes perturbations sur l'axe sud-est : seulement un TGV sur deux circulera. Sur le site, déjà, de nombreux trains au départ de vendredi matin sont Voyageren TGV en France. Avec ses 300 km à l'heure, le TGV est la fierté technologique de la France. Sécuritaire, ponctuel et confortable, il relie les centres des grandes Quatrièmegénération de trains à grande vitesse à la française en 40 ans --la première avait été mise en service en 1981-- le "TGV M" doit permettre de transporter 20% de passagers en 6dnn. Le retour des vacances ne se passe pas forcément comme prévu le train que vous deviez prendre a beaucoup de retard. Midi Libre fait le point sur les indemnisations possibles. SNCF, Ouigo, Thalys, Eurostar... Chaque compagnie ferroviaire a adopté une politique de remboursement différente. Midi Libre vous aide à y voir plus clair en cas de retard de votre voyage. Une indemnisation minimale pour un retard En Europe, d'après le ministère de l'Économie, une indemnisation minimale est prévue. Elle s'applique de cette manière, en cas de retard d'un train 25 % du prix du billet pour un retard compris entre 60 et 119 minutes 50 % du prix du billet pour un retard de 120 minutes ou plus Chaque compagnie procède, toutefois, avec ses propres règles. Retard d'un TGV INOUI ou d'un train Intercités SNCF Indemnisation de 25 % du prix d'achat pour un retard de 30 minutes à 1 h 59 à l'arrivée. Le remboursement sera uniquement par bon d'achat pour un retard de moins d'une heure Indemnisation de 50 % du prix d'achat pour un retard de 2 h à 2 h 59 à l'arrivée Indemnisation de 75 % du prix d'achat à partir de 3 h de retard à l'arrivée Retard d'un train SNCF à l'international Indemnisation de 25 % du prix d'achat pour un retard de 30 minutes à 1 h 59 à l'arrivée, uniquement en bon d'achat jusqu'à 59 minutes de retard Indemnisation de 50 % du prix d'achat pour un retard de plus de 2 heures à l'arrivée Retard d'un train Ouigo Indemnisation de 25 % du prix d'achat pour un retard de 1 h à 2 h à l'arrivée, en bon d'achat Indemnisation de 50 % du prix d'achat pour un retard de plus de 2 heures à l'arrivée, en bon d'achat Retard d'un train Thalys Indemnisation de 25 % du prix d'achat pour un retard de 1 h à 1 h 59 à l'arrivée Indemnisation de 50 % du prix d'achat pour un retard de 2 h à 2 h 59 à l'arrivée Indemnisation de 75 % du prix d'achat pour un retard de plus de 3 h à l'arrivée Retard d'un train Lyria Indemnisation de 25 % du prix d'achat pour un retard de 30 minutes à 1 h 59 à l'arrivée, uniquement en bon d'achat si le retard est de moins d'une heure Indemnisation de 50 % du prix d'achat pour un retard de 2 h à 2 h 59 à l'arrivée Indemnisation de 75 % du prix d'achat à partir de 3 h de retard à l'arrivée Retard d'un TER ou d'un RER Aucune compensation automatique n'est prévue par la SNCF en cas de retard ou d'annulation d'un TER ou d'un RER. Toutefois, des compensations peuvent être accordées en cas de fortes perturbations, sous la forme de prolongation d'abonnement ou de réduction de prix, par exemple. Comment demander un remboursement ? La demande d'indemnisation peut s'effectuer en ligne via un formulaire ou par courrier, auprès de la compagnie ferroviaire concernée. Si le retard est supérieur à 60 minutes, les voyageurs peuvent avoir droit, dans la mesure du possible, à des collations, un hébergement si nécessaire et un transport entre la gare et le lieu d'hébergement. En cas d'annulation ou de report de plus d'une heure au départ du train, le voyageur peut prendre un autre train partant dans les 48 heures sans frais, prendre le train initialement prévu, ou annuler son voyage auquel cas, le billet sera intégralement remboursé. Il ne roulera qu’à partir de 2024, pour les Jeux Olympiques, mais déjà la SNCF en dévoile des petits bouts ce 26 mai à Belfort Bourgogne-Franche-Comté la présentation du "nez" de la première motrice du TGV M, ex "TGV du futur " cher à Arnaud Montebourg, vaut bien une petite cérémonie en présence du PDG de SNCF Voyageurs, Christophe Fanichet, du directeur de Voyages SNCF, Alain Krakovitch et de Jean-Baptiste Eyméoud, le président d’Alstom France. La SNCF a présenté le "nez" de la première motrice du TGV M. Crédit Pauline Damour/Challenges Dans les hangars de briques rouges vieux de 150 ans, la ligne de production ultra moderne des futures motrices détonne. La forme allongée du nez, tout blanc, lui donne un petit air de Shinkansen, le TGV japonais. "On a travaillé sur l'aérodynamique, avec une motrice beaucoup plus fuselée, explique d'ailleurs Jean-Baptiste Eyméoud. Toute la partie motorisation est beaucoup plus simplifiée par rapport aux générations précédentes." Crédit Pauline Damour/Challenges Or c’est tout l’enjeu du TGV M depuis le lancement du projet en 2016, Alstom a promis à la SNCF de lui fournir un train permettant d’économiser 20% en énergie tout en étant 20% moins cher à l’achat et permettant de transporter 20% de passagers en plus. Pour le constructeur et son client, il s’agit de la première grosse innovation technologique depuis le lancement de la rame Duplex en 1995. Plus de passagers que dans un Ouigo En cours de construction sur le site de La Rochelle, les rames pourront accueillir 740 personnes en configuration maximale. Plus que dans les Ouigo. Avec tout autant d’espace pour les passagers, promet le constructeur et 10% de surface vitrée supplémentaire. Un bar sur deux étages est également prévu. De quoi assurer "un véritable saut qualitatif", avance Christophe Fanichet. Les rames pourront accueillir 740 personnes en configuration maximale. Crédit Pauline Damour/Challenges Mais c’est surtout la modularité qui intéresse la SNCF, en pleine réflexion sur le modèle du TGV. Obligée de se montrer "plus agile" pour s’adapter à la fois aux évolutions des comportements de ses clients et à la concurrence ouverte sur la grande vitesse, la compagnie pourra à l’avenir mixer ses rames en fonction des destinations et des saisons. "C’était notre gros point faible, reconnaît Alain Krakovitch, de Voyages SNCF. A l’avenir nous aurons la possibilité, grâce notamment à un système de câblage adapté entre les rames, d’avoir des trains plus ou moins longs, de 7,8 ou 9 rames. La configuration des sièges pourra également être modifiée pour transformer une voiture de première en seconde, et réciproquement." Ainsi ce ne sera plus le même TGV qui fera Paris-Lyon en semaine, plutôt ciblé sur la clientèle business, que le Paris-Bordeaux du week-end, prisé par les familles. Lire aussiL’Etat remet les TGV sur les rails Trois classes ? Et pourquoi pas même mixer des rames avec celles des Ouigo ? La SNCF y réfléchit pour affiner sa politique tarifaire, dont une première partie sera dévoilée le 1er juin…mais sans vouloir en dire plus. Techniquement ce sera possible. Au total, cent rames ont été commandées en 2018 à Alstom pour un montant de 2,7 milliards d'euros. Crédit Pauline Damour/Challenges Il ne faut toutefois pas s’attendre à une flexibilité totale pour coller à la demande. Les contraintes ferroviaires, liées notamment aux réservations des sillons, les péages du rail, font que les plans de transport se prépareront toujours trois ans à l’avance. Au total, cent rames ont été commandées en 2018 à Alstom pour un montant de 2,7 milliards d'euros. Les premières doivent rouler entre Paris et le Sud-Est de la France à la fin du premier semestre 2024, juste avant les Jeux Olympiques. Les livraisons doivent ensuite être étalées jusqu'en 2031. La crise du Covid ayant retardé le planning. A cet horizon, le parc de TGV de la SNCF devrait être constitué de 300 rames environ, dont un tiers par celles de la nouvelle génération. Eté cauchemar pour les usagers des lignes normandes - DR SNCFEntre les travaux d'été rallongeant les temps de trajet et les multiples dysfonctionnements sur les différentes lignes reliant Paris à la Normandie, les associations d'usagers réclament des comptes à la Région et à la incidents quasi-quotidiens, causant retards et annulations en cascade. Pour les usagers réguliers des lignes SNCF Normandie, l'été 2022 restera un mauvais souvenir. "Cauchemardesque", résume Karine Courteaud, présidente de l'Association de défense des usagers du rail normand Adurn.Ce n'est pas la première fois que le service ferroviaire normand fait parler de lui. Ces derniers mois, malgré le remplacement progressif des trains Corail vieillissants par les nouvelles rames Omneo, les voyageurs empruntant le réseau "Nomad" ont connu de multiples déboires. A tel point que le président de la région, Hervé Morin, a suspendu à deux reprises ses paiements à la SNCF depuis 2020."Il y a souvent des problèmes sur les lignes normandes", confirme Karine Courteaud. "Mais cet été, c'était tous les jours. On n'avait jamais vécu ça". Panne de signalisation, panne d'aiguillage, animal heurté, obstacle sur les voies, incident caténaire... Selon notre décompte, environ 70 incidents ont provoqué un ou plusieurs retards et/ou suppressions de trains entre le 1er juillet et le 20 août sur les lignes interrégionales Caen-Rouen, Caen-Cherbourg, Rouen-Dieppe... et lignes dites Krono+ Paris Saint-Lazare - Le Havre, Paris Saint-Lazare - Cherbourg, Paris Saint Lazare - Deauville, etc.. Soit plus d'un incident par jour en et caniculeLes usagers pointent directement la responsabilité des travaux de prolongement du RER E parisien jusqu'à Mantes-la-Jolie. Ce chantier a conduit dès le 11 juillet à la fermeture des voies du groupe 5, entre Paris et Mantes par Poissy, jusqu'alors empruntées par les trains normands en provenance ou à destination de la capitale. Ces mêmes trains ont été basculés sur les voies du groupe 6 Paris-Mantes, via Conflans Ste-Honorine déjà utilisées par les trains Transilien et les trains de fret."On savait que ce serait un été compliqué, mais pas pour des raisons normandes, pour des raisons franciliennes", déclare Jean-Baptiste Gastinne, vice-président de la région Normandie, en charge des un temps de trajet rallongé d'environ trois quarts d'heure pour les voyageurs normands, ce contournement a "généré des trains supplémentaires au trafic déjà dense" des trains franciliens, regrettait l'Adurn en juillet."Il suffit d'un grain de sable sur la ligne, et c'est l'effet cascade... C'est l'effet domino, tous les trains sont en retard les uns après les autres", souligne encore Karine que les travaux, la SNCF invoque la canicule pour justifier une partie des dysfonctionnements. Entre le 10 et le 19 juillet, une vingtaine d'incidents sur le réseau normand ont été recensés par la compagnie ferroviaire, dont 95% étaient liés à des "problèmes de surchauffe des infrastructures ou des installations électriques", a expliqué l'entreprise publique à ce point, Jean-Baptiste Gastinne affirme que la Normandie s'est retrouvée confrontée aux mêmes problèmes que les autres régions "avec l'impact des températures élevées sur les infrastructures". Il reconnaît cependant que le réseau normand a "peut-être plus souffert qu'ailleurs". "On est tributaires d'installations qui vieillissent, qui n'ont pas été renouvelées ces dernières années", ajoute le vice-président. Avant de saluer "l'investissement des cheminots de SNCF Réseau qui ont dû identifier des pannes par 42 degrés à l'ombre"."Conditions de voyage intolérables"Si la Région n'a pas hésité à mettre en cause la SNCF pour les perturbations du transport ferroviaire normand ces deux dernières années, Jean-Baptiste Gastinne estime cette fois qu'il est difficile d'établir "une responsabilité".Les quatre associations de défense des usagers normands n'en sont pas convaincues. Dans un communiqué commun publié dès le 20 juillet, elles ont alerté sur des "conditions de voyage intolérables" et déploré le manque d'anticipation de la Région comme de la SNCF "Depuis le lundi 11 juillet pas une matinée, pas une soirée sans incident. Des retards énormes et des suppressions en chaîne! ... Nous avions prévenu depuis plusieurs mois la Région et la SNCF sur les risques que" les travaux d'été feraient "courir aux usagers du train, d'autant que toute panne en ligne provoquerait l'arrêt du trafic n'ayant plus la possibilité de dévier les trains par l'autre rive de la Seine"."En plus d'une situation déjà prévisible, les éléments naturels se retournent contre nous ces derniers jours orages, canicule..., des éléments d'infrastructure réseau tombent en panne et n'arrangent en rien la situation", décrivaient encore les associations, évoquant des usagers "à bout... nerveusement, physiquement, familialement". "Ce n'est plus tenable", écrivaient-elles."Les gens étaient à bout"Les passagers des trains Nomad n'étaient pourtant pas au bout de leur peine. Malgré l'alerte lancée par les associations fin juillet, les dysfonctionnements ont perduré et les jours sans aucune perturbation demeuraient l'exception. "J'ai repris le train début août. Entre le 1er et le 15, il n'y a pas un jour où j'ai été à l'heure", raconte Karine Courteaud, utilisatrice régulière de la ligne ligne Granville-Paris n'a pas été épargnée avec une panne d'envergure sur un poste d'aiguillage mettant le trafic à l'arrêt pendant trois jours entre le 8 et 11 août. Mauvais hasard le 9 août, un accident de tractopelle ayant heurté les voies a paralysé la circulation des trains pendant une matinée sur la ligne Paris-Cherbourg."Ca a été très compliqué. Les gens étaient à bout. Au-delà du temps de trajet allongé, on montait dans le train et on pressentait le problème qui allait arriver. C’était juste incroyable. On connaissait l’ampleur de ces travaux, on savait que ça risquait d’être compliqué mais on ne s’attendait pas à autant de problème les uns à la suite des autres", se souvient Karine de retraitLes différents incidents survenus sur les lignes normandes ne sont évidemment pas tous imputables à la SNCF. Selon la compagnie ferroviaire, entre le 8 et le 14 août, plus d'un quart des perturbations étaient dues à des événements externes bagages abandonnés, heurts d'animaux, accidents de personnes, personne sur les voies.... Mais plus de la moitié étaient liées au "Gestionnaire de réseau" installations ferroviaires, travaux..., dont une partie elles-mêmes dues aux fortes chaleurs, et le reste directement aux trains matériel, conduite....Toujours est-il que la SNCF revendique des taux de ponctualité tout à fait honorables. D'après elle, 90,2% des trains normands étaient ponctuels à 5 minutes entre le 8 et le 14 août et 84,7% des trains de pointe. Des chiffres globalement stables tout au long de l'été mais dont la publication a fait bondir les usagers "C'est marrant mais le ressenti voyageur et personnel de bord n'est pas tout à fait le même. C'est limite de l'insolence de nous sortir ces chiffres là au vu de tout ce que l'on vit et traverse depuis des semaines", a réagi sur Twitter l'Association de Défense des Usagers du Rail Normand. De fait, les trains supprimés ne sont pas pris en compte dans ces 14 août, la situation s'est encore envenimée avec une nouvelle perturbation du trafic sur les lignes Paris-Normandie. Non pas pour une panne cette fois, mais en raison d'un droit de retrait exercé par des agents commerciaux de la SNCF, excédés par la "recrudescence des outrages" envers le personnel."Les agressions sur les personnels se multiplient dans le silence, les nerfs des usagers lâchent dans l’indifférence, les retards se multiplient et deviennent la normalité, on nous pond des chiffres de ponctualité superbes, tout va mal", a dénoncé l'Adurn. Et d'ajouter "Le personnel souffre de la situation, les usagers morflent sec, on nous dit à tous que tout va bien et qu’il s’agit d’événements exceptionnels la canicule souvenez vous!". De son côté, l'Union des usagers du Paris-Caen-Cherbourg UDUPC a déploré des agressions "pas acceptables" et appelé la direction de la SNCF à "entendre les griefs des agents" car "nous subissons tous!".Dédommagement insuffisant pour les associationsEn réponse au mécontentement des passagers, la SNCF a consenti fin juillet un geste commercial en proposant une indemnisation à hauteur de 40 euros pour tous les voyageurs concernés par un incident entre le 10 et le 20 juillet, lors de l'épisode de canicule. Et ce "peu importe le prix initial de leur billet ou la raison de leur mécontentement".Une réponse inadéquate pour les associations d'usagers qui dénoncent une indemnisation réservée aux seuls voyageurs occasionnels, tandis que les abonnés n'ont pas obtenu de dédommagement malgré leur demande. "Vu que les voyageurs occasionnels obtiennent des choses, on a conseillé aux abonnés de remplir un formulaire de réclamation à chaque dysfonctionnement ça fera peut-être bouger les choses. Depuis quelques mois, les abonnés se sentent méprisés. Les relations deviennent vraiment compliquées", regrettait Pierre Dumont, président de l'UDUPC, auprès de France 3 associations d'usagers ont fini par obtenir un rendez-vous avec la Région et la SNCF le 7 septembre prochain. Elles réclameront à cette occasion une "indemnisation de 50% pour les abonnés ayant un abonnement actif en juillet et août". Pour la compagnie ferroviaire, cette réunion permettra de décider "collégialement de ce que l'on fait ou pas en matière de dédommagement", a fait savoir Juliette De Beaupuis, directrice des relations territoriales des lignes normandes, à "On n'a jamais fermé la porte. On a toujours dit qu'on attendrait que l'été passe", ajoute Jean-Baptiste question du dédommagement ne sera pas la seule abordée. Les associations souhaitent aussi que la SNCF et la Région reviennent sur la réservation obligatoire instaurée le 1er juillet avec le "retour de voiture en placement libre". Elles entendent enfin exprimer leur mécontentement sur d'autres désagréments survenus avant même les travaux d'été. Parmi eux la décision en mars de supprimer 19 trains entre Paris et la Normandie -décision qui n'est que temporaire, assure la Région- faute de fréquentation suffisante, des problèmes de toilettes inutilisables pendant une semaine sur la ligne Paris-Rouen, ou encore un non respect des compositions des projet de "ligne nouvelle"Depuis le 15 août, les trains normands ont retrouvé leur itinéraire et leur temps de trajet habituels alors que les travaux Eole ont pris fin en semaine "On a senti les esprits s'apaiser", assure Karine Courteaud, avec des retards moins nombreux selon elle. Les travaux se poursuivront en revanche les week-ends, avec de nouvelles perturbations annoncées suppressions de trains, modifications d'horaires....Si Jean-Baptiste Gastinne dit "comprendre la colère" des associations d'usagers après un été éprouvant, il tient aussi à mettre en avant les améliorations des derniers mois sur le réseau normand, notamment grâce aux nouvelles rames Omneo. "Une partie des investissements ont porté leurs fruits au premier semestre 2019, 68% des trains normands partaient à l'heure de Paris Saint-Lazare, au premier semestre 2022 c'était 87%.Reste qu'avec la Corse, la Normandie est à ce jour la seule région de France métropolitaine à ne pas être desservie par le TGV. Et elle en paie aujourd'hui le prix "On a subi la politique du 'tout TGV' qui s'est traduite par un sous-investissement au cours des dernières années...", regrette Jean-Baptiste Gastinne. Résultat, les temps de trajet entre Paris et Cherbourg hors allongement lié aux travaux d'été, Paris et Le Havre ou encore Paris et Rouen sont aujourd'hui plus longs que ce qu'ils étaient dans les années en 2008, le projet de ligne nouvelle Paris-Normandie prévoit d'importants travaux dans les années à venir pour raccourcir les temps de trajet entre la capitale et les principaux pôles normands. Un Paris-Caen pourrait ainsi durer 1h35, contre 2 heures aujourd'hui hors allongement lié aux travaux d'été. Au-delà "d'aller plus vite, l'objectif d'avoir un système plus fiable et plus robuste", détaille Jean-Baptiste Gastinne. "Mais ça avance beaucoup trop lentement", reconnaît le vice-président alors que le projet n'en est qu'aux phases d'études et de concertation. Selon lui, la déclaration d'utilité publique ne devrait pas intervenir avant 2025, et la réalisation concrète avant 2032. TER Consultez les conditions de remboursement des titres TER sur les sites TER régionaux. En savoir plus TGV INOUI, INTERCITÉS Les billets sont échangeables et remboursables sans frais jusqu'à 3 jours inclus avant la date de départ. En cas d’échange, la différence tarifaire reste à votre charge. Au-delà des 3 jours avant la date de départ, 15 € de pénalités sont retenus pour un TGV INOUI. Pour un Intercités avec réservation obligatoire, la retenue s'élève à 40 % du prix du billet, avec un plafond maximal de 12 €. Cette mesure concerne TGV INOUI, INTERCITÉS et les TGV internationaux TGV France Italie, DB & SNCF en coopération, TGV Bruxelles-Province, TGV Luxembourg, TGV Fribourg, Renfe & SNCF en coopération. Pour les trajets France entre la France et la Suisse, les billets TGV Lyria sont échangeables sans frais jusqu'au départ du train. En savoir plus 13h45 , le 16 novembre 2015 , modifié à 16h09 , le 20 juin 2017 Le conducteur du TGV d'essai qui a déraillé samedi près de Strasbourg a affirmé aux enquêteurs avoir respecté la vitesse prescrite sur le tronçon de la ligne qui allait entrer en service en 2016. L'avant du train a quitté la voie dans une courbe, juste avant d'aborder un point. L'accident a fait 11 morts et 42 blessés, dont quatre cause de l'accident du TGV reste pour l'heure inexpliquée. Mais selon le chauffeur de la rame d'essai qui a déraillé samedi en Alsace, la vitesse a été respectée. Ce professionnel "très expérimenté", qui n'a été que "très légèrement blessé" dans l'accident qui a fait 11 morts , a affirmé aux enquêteurs "avoir parfaitement respecté la vitesse qui lui était assignée sur ce tronçon", c'est-à-dire 176 km/h, a indiqué lundi lors d'un point de presse le procureur-adjoint de Strasbourg, Alexandre Chevrier. Ce dernier a précisé que seul l'examen des boîtes noires, "a priori tout à fait exploitables", permettra de vérifier ce point."L’accident est survenu au moment où le train abordait une courbe à droite, juste avant d’aborder un pont"Samedi après le déraillement du train, le directeur de cabinet du préfet d'Alsace avait dans un premier pointé "une vitesse excessive", a indiqué Dominique-Nicolas Jane. Mais le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, avait déclaré le lendemain que la cause restait "inexpliquée". Selon les explications de la compagnie ferroviaire, la vitesse maximale autorisée pour les essais de voie correspond à la vitesse commerciale augmentée de 10%. Le TGV Est peut ainsi circuler jusqu’à 350 km/h en essai pour une vitesse commerciale de 320 km/h. Au moment de l’accident, il était en fin de phase de décélération, d’où les 176 km/h correspondant à une vitesse commerciale de 160 km/h."L’accident est survenu au moment où le train abordait une courbe à droite, juste avant d’aborder un pont. La motrice avant a déraillé, s’est déportée sur la gauche, a percuté l’arrière du pont avant de basculer dans le vide et ensuite l’ensemble des wagons, à l’arrière, s’est complètement disloqué et a basculé dans le vide", a expliqué lundi le aérienne du déraillement d'une rame TGV à Eckwersheim, à l'approche de Strasbourg. Sans doute des blesssés. France 3 Alsace F3Alsace 14 Novembre 2015Quatre enfants étaient à bordAu total, 53 personnes se trouvaient à bord de ce train 11 sont mortes et 42 ont été blessées, mais "ce bilan n'est peut-être malheureusement pas définitif, car il y a encore quatre personnes dont le pronostic vital reste engagé", a précisé le procureur-adjoint de Strasbourg, Alexandre Chevrier. "Il y avait un certain nombre d'invités dans le train à l'occasion de ce voyage-test", a-t-il confirmé, ajoutant que "l'enquête devra déterminer les raisons de leur présence". Parmi ces "invités", on compte "quatre mineurs entre 10 et 15 ans", qui "fort heureusement n'ont été blessés que légèrement".Ce week-end, le patron de la SNCF Guillaume Pepy s'était publiquement étonné de leur présence à bord. "Ce n'est pas une pratique que la SNCF reconnaît. On n'est pas dans une phase touristique ou dans une phase amicale. Un train de test est un train de test", avait-il dit sur France le premier déraillement mortel dans l'histoire du TGV depuis sa mise en service en 1981, a eu lieu à Eckwersheim, à une vingtaine de kilomètres au nord de Strasbourg, lors d'un essai sur la ligne à grande vitesse qui doit être mise en service au printemps 2016 et doit mettre Strasbourg à 1h48 de Paris, contre 2h20

train de la sncf juste avant le tgv